Qu'est-ce que la Mémoire Cellulaire ?

"Le corps se souvient", Arthur Janov

La mémoire cellulaire s’inspire des recherches et écrits de Mirra Alfassa, surnommée La Mère (1878-1973), et de Sri Aurobindo (1872-1950). La méthode a été créée et développée par Myriam Brousse vers la fin des années 1970.

La mémoire cellulaire cherche l’origine des problèmes dans le « projet-sens », c’est-à-dire les 9 mois de gestation, les 9 mois suivant la naissance, mais aussi les 9 mois qui précèdent la conception qui constituent en quelque sorte l’« ambiance » dans laquelle l’enfant est conçu.

Les deux cellules qui se rencontrent au moment de la conception portent en elles les informations contenues dans les gênes du père et de la mère. Cet héritage comprend non seulement les caractéristiques biologiques des parents et de leurs ancêtres, mais aussi l’histoire de leur famille, de leur culture, de leur pays, de leur genre, etc. Cette histoire comprend des événements traumatisants qui, s’ils ont été enfouis, laissent des « traces » (des engrammes) dans les cellules, et se transmettent de génération en génération.

Cette constatation empirique observée chez les patients est progressivement démontrée par les découvertes en neurosciences et en épigénétique. En effet récemment il a été prouvé que les traumatismes modifient l’ADN des victimes. De plus lorsque ces traumatismes ne sont pas exprimés et soignés, ils se transmettent aux générations suivantes, avec des conséquences de plus en plus importantes (développement de symptômes physiques ou psychiques par exemple). Il suffit alors que la personne rencontre un « événement déclencheur » pour que le gène du traumatisme qu’elle porte dans ses cellules s’active, déclenchant des symptômes.

Ensuite, lors de la gestation, le fœtus capte les sensations liées au vécu de sa mère mais aussi de son environnement proche. Ces sensations peuvent être agréables ou désagréables, voire traumatisantes. Le fœtus, qui n’est pas encore doué de pensée, ne peut ni comprendre, ni rationaliser ces sensations. Il enregistre inconsciemment tout ce vécu dans ses cellules. L’haptonomie, créée par le psychothérapeute Frans Veldman, et désormais proposée par les sages-femmes aux parents, a démontré que le fœtus est réceptif à son environnement et peut donc « communiquer » avec ses parents.

Ainsi l’ambiance précédant la conception, la conception elle-même, l’héritage génétique, le vécu intra-utérin et la manière dont s’est déroulée la naissance constituent des informations qui sont engrammées (comme tatouées, imprimées) dans les cellules, et qui forment la mémoire du corps (ou mémoire cellulaire). Or, comme nous n’avons plus de souvenirs de notre vécu intra-utérin ni de notre naissance, cette mémoire du corps est inaccessible à notre mental. Tout le travail en mémoire cellulaire consiste à partir à la recherche de cette mémoire inconsciente, et à faire remonter au mental, à la conscience, ce passé enfoui.

© 2017 par Laurence Lépine. Créé avec Wix.com

 

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